La peinture s’organise en cinq panneaux verticaux qui composent une longue phrase abstraite, rythmée par les alternances de clair et de sombre. Les grandes courbes blanches et noires traversent les segments comme des trajectoires continues, parfois interrompues, qui créent une circulation fluide d’un panneau à l’autre. John Beckley oppose ces lignes amples à la base plus dense, où un réseau de tracés courts et superposés donne une impression de relief et de matière en mouvement. L’ensemble garde une structure très lisible, tout en laissant le regard naviguer entre la légèreté des espaces unis et l’énergie concentrée de la bande inférieure.