Habia se construit comme une phrase coupée en trois, où les lignes traversent les panneaux et recollent mentalement l’ensemble. John Beckley organise de larges bandes verticales très lumineuses, séparées par de puissantes zones noires, ce qui donne au triptyque un rythme net et graphique. Les lignes fines, noires ou claires, droites ou arquées, semblent tracer des trajectoires rapides qui glissent d’un panneau à l’autre. En arrière-plan, un motif régulier d’alvéoles et de petites projections sombres ajoute une texture discrète, que l’on découvre en s’approchant. L’œuvre garde un équilibre entre énergie vive et zones plus calmes où les dégradés de couleur se laissent explorer.