Le regard du lion, précis et sombre, ancre la composition au milieu de ce foisonnement de couleurs éclaboussées. John Beckley construit le portrait autour de cette tête très lisible, dont le museau et les moustaches sont traités avec une netteté qui contraste avec la liberté de la crinière. Celle-ci se prolonge en coulures verticales et en projections, comme si la matière continuait de se répandre au-delà du contour de l’animal. Les passages entre zones lumineuses et aplats plus denses donnent une impression de puissance contenue, renforcée par la lumière qui glisse sur le pelage et les taches en mouvement autour du visage.