La silhouette immédiatement reconnaissable du personnage occupe tout l’espace, dessinée par un contour noir net qui contraste avec le tumulte coloré qu’elle renferme. John Beckley la remplit de couches de couleurs superposées, éclaboussées, griffées, où les dégradés de rose, bleu, violet et jaune se croisent sur un mur de ville. Le mot « LEGO » apparaît à répétition, dans différentes tailles et écritures, parfois recouvert, parfois mis en avant, ce qui donne l’impression d’un motif obsédant. Autour, le fond sombre reste lui aussi très vivant, saturé de taches et de coulures qui prolongent cette énergie urbaine. On a la sensation que le personnage tient tout ce chaos ludique à l’intérieur de lui, comme un concentré de souvenirs éclatés.