Le profil précis de l’écureuil découpe une silhouette nette sur un fond très clair, et laisse apparaître, à l’intérieur, un paysage de forêt dense. Le pelage et la grande queue en éventail deviennent le lieu où se croisent troncs sombres, feuillages verts et zones baignées de lumière, dans une continuité fluide. John Beckley fait coexister la finesse du museau, graphique, et la profondeur du sous-bois qui occupe le corps de l’animal. Le contraste entre la simplicité du fond et la profusion de détails à l’intérieur de la silhouette crée une présence calme, suspendue, où l’œil circule lentement des branches aux éclats de lumière.